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LE DRAME MAURICIEN
La culture de fraude et de corruption


La fraude et la corruption sont une vraie plaie, une tragédie pour la société mauricienne. Ce cancer, qui ronge le pays à tous les niveaux est, aujourd’hui, avec le soutien des politiciens, entré de plein pied dans nos moeurs et, est devenu une culture généralisée, une tradition dans divers secteurs administratifs et économiques. De l’homme de la rue à ceux aux cols blancs des bureaux feutrés, la culture de la fraude et la corruption est omniprésente, sans gêne, en toute impunité.
Que ce soit dans le giron du pouvoir, les politiciens et ceux qui y gravitent, ou dans les milieux administratifs, dans la sphère de la haute finance, les fraudeurs, les corrupteurs et les corrompus ne lésinent pas sur les moyens pour s’enrichir, en puisant dans les fonds publics et ce, au détriment d’autrui. Ceux en haut de la pyramide brassent des millions, en jonglant avec les deniers du peuple, utilisant l’appareil d’Etat et autres subterfuges avec l’aide des avocats, avoués, notaires, comptables et autres auditeurs véreux. Les malversations au sein des compagnies, les évasions fiscales et la dilapidation des institutions sont monnaie courante. Ce qui est plus désolant, c’est de voir des journalistes, des syndicalistes, des responsables religieux, d’associations socioculturelles et des ONG qui se prêtent à ce jeu malsain, et font tourner cette machine infernale contraire à l’éthique.
Souvent, de gros scandales financiers éclaboussent la politique, l’économie et l’industrie. Il y a eu les cas de la MCCB, le Mauritius Shopping Paradise, MFPA, Cargo Handling Corporation, CWA, MURD, Air Mauritius et récemment la Delphis Bank, pour ne citer que ceux-là. Et dans la plupart des cas, personne n’a été arrêté car, tel un château de cartes, une seule carte peut entraîner la chute, non seulement d’un cartel de puissants mais aussi, du pouvoir. Puisque tout ce beau monde a tissé ensemble la toile de la fraude et de la corruption. Il y a aussi les évasions fiscales et les fermetures d’usines qui soi-disant font faillite, avec la complicité de hauts cadres des autorités concernées.
Ensuite, il y a les employés des bureaux administratifs et les fonctionnaires moyens, qui eux aussi font la pluie et le beau temps dans leurs services respectifs. Si on veut faire avancer un dossier ou avoir un permis, alors il faut passer par l’incontournable enveloppe sous la table, sinon la durée de l’attente est indéterminée. Et avant d’avoir ce bout de papier, le va-et-vient est interminable et bien des fois pour rien, on ne l’obtient jamais.
Dans la rue, la masse sait par coeur ce que veut dire “donne ène ti di-thé”. Pour l’obtention d’un permis de conduire (il y en a même des faux), pour éviter les contraventions, les conducteurs en majorité savent qu’on doit glisser un billet. D’autant que le contrevenant n’ignore pas les tracasseries judiciaires, qu’il devra se présenter de nombreuses fois au tribunal avant le verdict de deux minutes. D’autre part, les lois ont été endurcies, les amendes ont pris l’ascenseur et les sommes à payer sont conséquentes.
Et que dire de ces médecins qui nourrissent des “martins” pour le trafic de certificats médicaux par grappes?
Puis, il y a les gens qui ont besoin d’un permis pour opérer une petite échoppe, un atelier, une tabagie, un permis de construction ou d’agrandissement. Ils doivent tous passer par les inspecteurs de la collectivité locale ou municipale. L’intention de cet article n’est pas de discréditer tout le monde car partout, dans tous les secteurs, il y a des gens honnêtes, intègres, qui travaillent dur pour un salaire bien mérité. Mais la perception dans le public est telle, qu’on constate facilement qu’il y a un grand nombre de corrompus dans le pays. Même au sein de la police et aux douanes, les brebis galeuses ne se comptent plus.
Cependant, la faute incombe aussi à la population qui, en tant que corrupteur, est partie prenante de la fraude et de la corruption dans le pays.
C’est ça le drame mauricien et cette mentalité perdure avec le soutien des politiciens. L’exemple vient d’en haut. Ce sont eux les premiers corrompus. Ils sont parties prenantes dans la dilapidation des biens publics. La preuve -on ne peut pas changer la Constitution du pays, fermer l’ECO, procéder à des transferts punitifs dans le but de protéger des corrompus. On peut instituer autant d’instances que l’on veut pour combattre la fraude et la corruption mais, si on n’a pas cette volonté politique et si la mentalité ne change pas dans le pays, ces institutions mises sur pied ne seront que des éléphants blancs, des bulldogs sans dent.
 

RAVI

 

The Divine Paradigm


I have attended several Kathas, in Mauritius as well as in India. My several trips to the Kumbh Mela on the banks of the Triveni Sangam in Prayag _ Allahabad, since 1989 and immersion in the Ganges as well as the crowd bath of millions have given me an exquisite opportunity to listen to great Saints and learned giants discoursing on the tenets of Hindu Dharma and its application to day-to-day life. They indeed give a certain para-primal dimension to time and space and meaning to our life and uplift one from the nature-bound tendencies that man inherits from the physical world.
I was first spell-bound by the potency of Swami Chinmayananda’s electrifying lecture in Calcutta where I was studying for my degree at the Calcutta University. That lecture had left a deep imprint on my young student life.
Later on, I met his Holiness Swami Chinmayananda again in Mauritius and attended regularly his early morning and evening Gita lectures at the Chinmaya Mission as well as at the Rose Hill Stadium. They were of high intellectual level and needed great concentration on the part of the listeners.
I have been most deeply influenced by the blunt, forceful pragmatic messages and lectures of Param Pujya Swami Krishnanand ji Maharaj who steered my life towards Karma Yoga as based on the third chapter of the Bhagvad Gita. This has been our guiding principle of life. Swamiji wanted us to serve the country and serve the people and promote humanism.
Swamiji’s teachings and powerful practical lectures pierced my soul and made it impossible for me to lead a normal routine mundane life. He exhorted us to serve, to uplift the masses and the poor and work with a missionary zeal without expectation of reward.
Swami Anand’s lectures organised by the Arya Samaj also had a powerful influence on me. When I was teaching Geography at the Queen Elizabeth College in the early 1970’s, I came across the zealous and lively Swami Venkatesananda, who guided me to undertake Indian Culture extracurricular classes to instill the values of our ancient heritage in the raw minds of our young élites. Swami Venkatesanand’s vibrant lectures punctured by humorous anecdotes surprised me by the enthusiasm and modernity of his approach to life’s riddles. His emphasis was on Yoga.
When Swami Arjun Puri of the Himalayas came here in the 1980’s, he gave me a new dimension to the recitation of the Ramayana - the Ram Katha. That was an exhaltation and made us go round the island at two in the morning listening to his magical discourses on the teachings of the Ram Charit Manas. There was sweetness, love divine music and exquisite delight in the simple way he delivered the teachings of the great book of Tulsidas that haunted us all the time. The most remarkable feat was that it was interpreted with jokes and anecdotes and songs in Bhojpuri that kept the bhaktas hanging to his kathas like modern pop stars do to their fans.
When I was in the United States of America in 1985 on a USIS visit, I had the opportunity to listen to the lectures of the saintly Swami Rama in his huge sprawling 500-acre Himalayan Institute in Pensylvania.
He had been earlier in Mauritius and I had arranged for his lectures and visits. He was distant from crowds but had the power of transforming the Himalayan teachings of ancient seers and sages to adapt to modern Science. He was a medical doctor and a sage.
For that matter, all “Kathas” and “Yajnas” leave a mystical aura on the people who attend them and the magic of the Vyas Vachak lingers on for days afterwards, depending on the narrator’s power of communications, hold, charisma, personality, depth and knowledge, the accessories like music, display and theatrical interpretation with pomp and éclat of certain scenes from the katha to create an “au dela” effect of divine transcendence. Momentarily, the audience is transported. The ritual Hindu has been guided by this celebration of our scriptural teachings and their application at the grass roots through simple enthralling Kirtans, bhajans _ devotional chanting and recitation of Mantras like the Gayatri. These forms of kathas have been a time immemorial system of oral tradition. They have provided an idiom to the ritual language. They have exposed the great tenets of our scriptural teachings through thousands of years of recitation to the common man. That is why it is said that “They know” - The common wisdom of society is a collective heritage of knowledge transmitted from generation to generation.
The recent 9-day discourse of sant Morari Bapu on Ram Katha is as revealing as the ancient sages’ words of wisdom. It has been a rapturous nine-day communion between the learned and divinely inspired sage and the audience and no one can break that bond. For nine days, Sant Morari Bapu revealed that there is no difference between God and His name, if one can, indeed, be able to do away with duality in the mind.
In the Holy Bhagvad Gita, Krishna says, “Mantro’ ham” meaning “In all the rituals, I am the Mantra”. And Sant Morari Bapu has described the Ram Charit Manas, not as a book, not as a scripture, but as a Maha Mantra. The directness of his approach, the simplicity of his idiom really baffled.
These divinely inspired people have a message of love. They do not spread violence, hatred and do not instigate people to kill. Sant Morari Bapu said, the day the United Nations will be able to fly the flag of “Prem Devo Bhava” (Love divine is God) on its roof, that day will bring the end of strife, conflict, terrorism, greed of power. Then, we could really say “Om Shanti” and sing the refrain of peace which is but a lip-service these days. In Mauritius, when the greedy power hungry people, hoarders and exploiters of the small men “ti dimoune” will stop cheating them, sucking their blood, draining their soul out of their body and de-energising them into modern slaves and zombies in the name of development, then we can really sing “Alleluyah”.
 

Sarita Boodhoo

 

La mentalité de Sujétion


La photo parue dans le numéro du 26 mai de SUNDAY VANI, montrant un Dhaneswar Soobrah accueillant le V.P.M et ministre des finances à la Hindu House lors des cérémonies de Ram Katha animées par le Pujya Sant Morari Bapu, est révélatrice de la mentalité inhérente de l’assujettissement à Maurice.
En effet, on a l’impression que ce monsieur aurait pu embrassé les pieds au ministre, en signe de culte à son maître.
SUNDAY VANI a le mérite chaque dimanche de nous rappeler le traitement inhumain que subissaient nos ancêtres coolies et esclaves pendant le régime colonial.
Pour échapper à leur mauvais sort, certains d’entre eux pratiquaient le culte de lèche-bottes. Hélas, cette mentalité est encore vivace chez certains qui s’autoproclament leader des sociétés socioculturelles. Ils ont abdiqué toute dignité d’homme libre. L’indépendance avec le pouvoir politique n’a rien apporté chez certains d’entre eux.
On ne peut être fiers de leurs comportements. Cette mentalité est devenue atavique. La courbette est nécessaire pour exprimer leur gratitude aux dirigeants au pouvoir pour les quelque roupies qu’on leur accorde des trésoreries publiues.
D’ailleurs, la présence des politiciens a gâché la ferveur spirituelle en commun avec le Shree Ram Katha animé par ce grand dignitaire mondialement reconnu de la spiritualité hindoue .
N’oublions pas que cette cérémonie spirituelle est diffusée en direct dans 156 pays.
Les téléspectateurs apprécieront à sa juste valeur ce comportement public de courbette: “Merci, grand missié”.
 

Arjoon - Goodlands

 

MAHéBOURG CITIZENS WELFARE ORGANISATION
Protest against Government decision to close Mahébourg Hospital


THE M.C.W.O., AS INDEPENDENT & NON-POLITICAL REPRESENTATIVE AND IN THE NAME OF THE CITIZENS OF GRAND-PORT DISTRICT, PROTESTING AGAINST GOVERNMENT DECISION TO CLOSE OR CONVERT OUR DISTRICT HOSPITAL INTO A DAYCARE CENTRE
We have, for the last three months, with the participation of Citizens of the 25-odd Villages affected by this decision, manifested our objections to the conversion of our hospital. We have written a number of letters to the Ministry of Health & Quality of Life, each time requesting a dialogue with its Officials to hear and discuss our alternative proposals..All to no avail, as yet. they have not cared to acknowledge our messages. Even the current Hunger Strike, started as a last resort, on Saturday the 25th May by a brave volunteer, Mrs. Radah Russick and supported by hundreds of visitors each day, does not seem to draw any compassion from the authorities. The three Elected Representatives of our region are not even lifting a finger to help their Constituency in this situation. The people will remember all this when the time comes!
We have done all we can, with our limited resources, in the interests of the silent Mass of the Vulnerable Poor of the region who, in the end will be the ones to suffer for the loss of the Essential and Traditional Proximity Hospital service that is being threatened.
Being by choice independent, non-Religious and non-Political, the M.C.W.O is not, nor does it wish to be, linked to or supported by any Political Party, but although our resolve remains unshaken, our meagre resources are fast running out and time is pressing. We need help and support to sustain our legitimate reaction to an arbitrary and unjustified Decision, imposed without proper consideration for, or Consultation with the people concerned.
WE, THEREFORE, APPEAL TO REPRESENTATIVES OF ALL POLITICAL PARTIES TO FORM A COMMON FRONT WITH US, IN GOOD FAITH AND ABOVE POLITICAL CONSIDERATIONS, TO HELP OVERTURN THE DECISION TO CONVERT MAHEBOURG DISTRICT HOSPITAL, BUT INSTEAD IMPROVE THE ESSENTIAL PROXIMITY SERVICE THAT IT HAS LONG TRADITIONALLY DISPENSED TO THE 100,000 OR SO VULNERABLE INHABITANTS OF THE SOUTH EAST REGION OF MAURITIUS.
Your support WILL make a difference and we thank you for it.
Yours truly for the executive Committee.
 

Georges AH YAN - President M.C.W.O